Cas pratique : le buzz Nabilla

Une des tendances actuelles du community management est le détournement de l’actualité. De l’élection du pape au Harlem Shake, en passant par La Redoute, ce ne sont pas les exemples qui manquent. L’objectif est simple : générer de l’engagement sur les réseaux sociaux et donner ainsi de la visibilité à une marque.

Et le mois dernier, une actualité en particulier a mobilisé la créativité des community managers : le « allô quoi » de Nabilla dans les Anges de la téléréalité sur NRJ12. Et à moins de vivre dans une grotte, vous n’avez pas pu échapper à cette déferlante de « T’as pas de shampoing ? T’as pas de cheveux ? ». Pourquoi cet engouement de la part des marques ? Car il est simple de rebondir sur un buzz issu de l’univers des médias (télévision, Web, etc.) ou de la culture (musique, cinéma, etc.) qui ne prête pas à polémique.

Voici quelques exemples de la façon dont les community managers ont buzzé sur les considérations capillaires de l’Ange de la téléréalité, en s’efforçant de les amener sur leur territoire de marque !

Oasis : la viralité

Nabila vue par Oasis

Fidèle à ses habitudes, les community managers de la page Facebook d’Oasis ont pris soin de produire un visuel très travaillé et de peaufiner leur accroche. La marque a su rester fidèle à sa ligne éditoriale, à savoir transposer le monde réel dans l’univers des fruits avec un « à l’eau quoi » collant parfaitement à l’univers de la boisson ! Et les résultats ont été à la hauteur avec un engagement record de plus de 38 300 j’aime, 11 300 partages et près de 9 400 retweets et plus de 1 250 favoris sur le compte Twitter.

Spontex : la réactivité

Nabila vue par Spontex

Dans la catégorie « réactif », la palme revient à Spontex et à son petit hérisson amoureux d’une éponge. Dès le 8 mars (soit un jour avant Oasis), la marque a posté sur sa page Facebook un visuel sous forme de dialogue entre Nabilla et l’animal. Simple et efficace !

Mais cette rapidité a un prix, celui d’un traitement minimaliste. Les community managers ont rapidement bricolé une image et se sont limités à intégrer un lien vers la vidéo qui commençait à buzzer.

A défaut d’avoir produit le plus beau détournement, l’agence de communication de Spontex a su prouver ses talents en terme de veille et d’organisation pour concevoir les posts en temps réel. En prenant tout le monde de vitesse, la marque a évité le phénomène de saturation propre aux buzzs sur le Web, lorsque chacun tente d’exploiter le filon jusqu’à l’indigestion…

Ikea : le placement produit

Nabila vue par Ikea

Le hasard fait parfois bien les choses. Et ce n’est pas Ikea qui vous dira le contraire…La marque suédoise a su rebondir avec opportunisme sur le buzz Nabilla grâce à un petit coussin prénommé… Hallö ! Un coup de chance qui permet à Ikea de rester cohérent avec son territoire de marque et de mettre en avant les noms de ses produits aux noms autant improbables qu’exotiques pour nous autres latins.

CDiscount : la création de trafic

Nabila vue par CDiscount

Vendre du shampoing sur le Web, ou à défaut faire savoir qu’on en vend, n’est pas une mince affaire. Et sur ce coup-là, CDiscount peut dire merci à Nabilla. Grâce à elle, la marque bordelaise a créé sur sa page Facebook un lien entrant vers son site e-commerce.

L’histoire ne dit pas si les ventes en ligne de ce produit ont explosé mais on peut déjà retenir un engagement inédit pour un statut sur du shampoing : 1 900 likes ! Un très bon ROE (Return On Engagement) pour un message créé à peu de frais, sans création graphique si ce n’est le visuel reproduit automatiquement par Facebook.

Et examinez bien le lien : vous verrez qu’il s’agit d’un Bit.ly. Pourquoi ? Pour mieux tracker les clics ! Au final, un détournement sous forme de leçon de community management : les réseaux sociaux doivent générer du trafic vers le site Web de l’entreprise et jamais le contraire !

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