Améliorer l’expérience utilisateur sur son site web

Certains éléments parfois imperceptibles pour les internautes ont un impact sur le ressenti et la perception qu’ils ont du site. Il est donc important de travailler des éléments plus intuitifs pour le site Web, ceux que l’on ne regarde pas, mais qui font toute la différence.

 

Le fil d’Ariane ou breadcrumb

Le fil d’Ariane, aussi appelé breadcrumb, est un élément affiché sur une page Web qui indique le parcours réalisé par l’utilisateur pour arriver à une page donnée. Ce schéma reflétant la structure du site permet non seulement au visiteur de savoir à quel endroit du site il se trouve, mais facilite aussi la navigation sur le site.

Le fil d’Ariane de mon livre sur le site Web des Éditions DUNOD

Le fil d’Ariane est composé de liens sur des textes qui doivent reprendre le sujet principal de chaque page ayant permis d’atteindre la page en question. Il comporte donc de nombreux avantages :

  • Des textes d’ancres optimisés avec des termes clés.
  • Un maillage interne renforcé.
  • L’ajout d’un contexte sémantique à la page.
  • Une meilleure compréhension de la structure du site par les bots.
  • Des annonces dans les SERPs plus lisibles.
  • Un accès facilité aux pages les plus génériques et par conséquent une réduction du taux de rebond.

 

Exemple d’un fil d’Ariane dans une annonce naturelle

 

Voici quelques pratiques à suivre lors de la mise en place d’un breadcrumb sur un site. Le fil d’Ariane :

  • ne remplace pas la navigation principale
  • est inutile si les pages du site sont au même niveau
  • ne doit pas faire de lien avec la page où il est placé
  • doit être utile pour le visiteur
  • doit privilégier l’usabilité au SEO
  • doit utiliser des métadonnées

 

Les métadonnées

Les métadonnées sont aussi appelées « données structurées » ou « Structure Data Markup » en anglais. Les métadonnées sont un système de balisage qui permet aux robots de savoir à quoi se réfèrent différents éléments d’un site. L’utilisation des données structurées n’impacte en rien le visuel du site, seul le contenu est enrichi.

Les métadonnées doivent être insérées au code HTML. Mettre une métadonnée sur un élément HTML signifie encadrer cet élément par une balise ou ajouter un attribut qui contient la nature de l’élément affiché. Il existe plusieurs syntaxes de métadonnées, les microdata, les microformats et le RDFa. En 2011, Yahoo, Bing et Google ont présenté Schema.org comme un standard à suivre. Tous les types de métadonnées y sont pris en compte pour l’instant. Par contre, il est important de ne pas mélanger plusieurs syntaxes sur une site. Il est aussi possible de passer par l’outil de Google webmasters Tools afin de construire et de tester les données structurées.

Le mise en place des métadonnées améliore donc la visibilité dans les résultats des moteurs de recherche de plusieurs manières :

  • Des contenus plus explicites : elles facilitent la compréhension des contenus pour les moteurs de recherche en indiquant ce à quoi un terme fait référence. Grâce à l’utilisation d’une syntaxe de métadonnées, les moteurs de recherche peuvent comprendre les contenus sans avoir aucun doute sur son sens.
  • Des snippets plus visibles : les rich snippets sont appelés « extraits enrichis » ou « extension d’annonce » selon les individus. Ce sont des informations qui s’ajoutent aux annonces dans les SERPs, les snippets. Elles sont complémentaires à l’annonce, car elles apportent des données supplémentaires à une annonce classique grâce à des avis clients, des liens directs vers d’autres pages du site, des prix, etc.

 

Exemple d’annonce enrichie sur Google

 

  • Une meilleure compréhension des éléments : grâce aux métadonnées, les bots accèdent à plus d’informations sur les contenus. En effet, depuis 2013, Google a décidé d’associer les rich snippets à la qualité du site, afin de proposer des résultats de recherche toujours plus pertinents. Les métadonnées ne sont donc pas encore prises en compte dans l’algorithme, mais elles impactent fortement la visibilité grâce aux rich snippets qui apparaissent.
  • Les rich snippets proposent davantage d’informations sur le site avant même l’arrivée de l’internaute sur la page. Elles augmentent ainsi le CTR (de l’anglais click-through rate, taux de clicset le taux de rebond.
  • Un site mieux préparé au Web sémantique : Google travaille à une amélioration de sa compréhension du Web. Il désire proposer des résultats de qualité adaptée à la sémantique des requêtes.
Un exemple parlant du travail réalisé sur la sémantique des recherches est le Knowledge Graph. Cet encart affiché dans les résultats de recherche fournit des informations en rapport à une recherche directement dans les SERPs.
Pour proposer cet encart, Google s’appuie sur des informations récoltées sur des sites. On peut donc penser que, au fur et à mesure que Google offrira une recherche sémantisée, les sites ayant mis en place ce balisage bénéficieront d’un avantage concurrentiel.

 

 

Le temps de chargement des pages

Que cela soit pour l’utilisateur ou pour les robots, une page s’affichant rapidement sera plus satisfaisante et invitera d’autant plus à l’exploration du site. C’est pourquoi le temps de chargement du site, aussi appelé « site speed« , est pris en compte dans l’algorithme Google, et ce d’autant plus depuis l’arrivée de « Mobilegeddon« . Pour autant le temps de chargement des pages n’entre en compte que si Google estime que deux pages sont similaires. Si deux pages proposent la même typologie de réponse à l’internaute, le site le plus rapide aura alors une meilleure position dans les SERPs.

Le temps optimal de chargement doit être le plus court possible. En 2014, on estime ce temps optimal à 3 secondes sur un desktop et à 5 sur un mobile. Mais ce temps optimal change selon le public. Pour un site international, il est important de penser à ceux qui n’ont pas de connexion ADSL ou qui ont des bandes passantes plus lentes que dans certains pays. Un public habitué aux nouvelles technologies aura de fortes exigences en terme de chargement de page, tout comme un public ayant besoin d’une information en urgence, etc.

De manière générale, la tolérance concernant le temps de chargement de page est amenée à se réduire. Afin de définir le temps optimal de chargement, deux facteurs entrent en compte :

  1. L’utilisation du site par les internautes.
  2. La vitesse des sites concurrents : pour connaître le temps de chargement d’une page, il existe de nombreux outils d’analyse ainsi que des add-ons qui donneront des rapports en cascade détaillant les étapes et la durée de chaque action réalisée pour afficher une page.

Le détail des actions à mener se trouve sur la documentation Google. Les principaux facteurs à prendre en compte pour améliorer le temps de chargement selon Google sont :

  • la taille des ressources
  • le nombre d’images incluses dans les ressources
  • le serveur Web qui fournit les ressources
  • l’impact de la connexion réseau sur les chargements de ressources

Les bonnes pratiques à mettre en place pour répondre à ces problématiques s’orientent autour des points suivants :

  • Réduire le nombre de requêtes
  • Réduire la taille des données envoyées
  • faciliter l’interprétation pour les navigateurs
  • Optimiser les sites pour les smartphones

 

Extrait de :

Optimisez votre visibilité Web
Du référencement naturel (SEO) à l’inbound marketing
Mathilde Toucheboeuf
Collection: Marketing/Communication, Dunod
2017 – 272 pages – 160×220 mm
Voir la fiche détaillée du livre

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